Astariel Onophrius

Lieu de vie : Easthallow – Canada – QC
Âge : de 0 à 3 ans
Occupation : Aucune
Parents : Jhordan Onophrius & Élona Wickside

« Certains enfants naissent. D’autres reviennent. Mais rares sont ceux qui ramènent les autres avec eux. »

Le 1er juin 1970, à 3h14 du matin, sous les orages magnétiques d’une nuit peu ordinaire à Easthallow, Élona Wickside mit au monde un garçon d’une taille exceptionnelle. Poids de naissance : 8,03 kilos. Premier-né de la fratrie, Astariel Onophrius ouvrit les yeux avant même d’avoir pleuré, observant le monde avec une lucidité que l’on n’attend pas d’un nouveau-né.

Mais ce fut à la naissance de son frère jumeau, Erzadon, que l’impossible se produisit. Erzadon ne pleura jamais. Mort-né, disaient le docteur Northstar. Pas de souffle, pas de battement. La douleur s’abattit sur la salle, brève mais tranchante. Et puis, dans l’ombre de l’instant, le cœur d’Astariel vibra d’une onde qu’aucun mage ne pourrait expliquer. Une magie silencieuse et première s’échappa de lui, trouva son jumeau, et le ramena.

Cet événement, aujourd’hui consigné dans les archives d’Easthallow, porte le nom de la Scission du Premier Souffle – un phénomène unique durant lequel une fissure mauve se dessina dans le ciel nocturne, au-dessus des tours de granit et des dômes usés de la vieille ville. Un royaume parallèle y fut entraperçu : miroir distordu d’Easthallow, hanté par des versions corrompues des Cristaux d’Onophrius. Elliott Donnagann, puissant sorcier, osa franchir la fracture. Il ne laissa qu’un mot à son retour :

« C’était notre monde, mais ravagé. Les Cristaux pleuraient une magie que je ne comprends toujours pas. »

Et pourtant, personne ne soupçonna Astariel. L’enfant grandit paisiblement, sans le moindre signe de don magique. Ses parents, soulagés de voir leurs deux fils vivants, ne soupçonnèrent jamais que le miracle venait du premier-né, pas du second. Ce secret – tissé dans la chair, gravé dans l’éther – resta enfoui, attendant son heure.

  • Statistiques sociales (âge 0 à 3 ans)
  • Charisme brut : •••○○
  • Persuasion : •••○○
  • Dissimulation sociale : ••••○
  • Intuition sociale : ••○○○
  • Influence de l’ombre : ••••○
  • Empathie brute : •••••
Compétence unique : 🌀 Vestige du Premier Souffle

Une fois par scénario, si un être vivant est sur le point de mourir, Astariel peut invoquer la résonance du souffle originel, forçant la réalité à lui offrir une seconde chance. Cette action perturbe légèrement la Dualité, attirant parfois l’attention des entités de l’autre côté.

Absalom Blackthorn

Fiche Personnage – Absalom Blackthorn
Absalom Blackthorn

Absalom Blackthorn

« Le sang ment parfois. Mais l’ombre, elle, se souvient. »

Écouter la chanson de mon âme (Si le lien mène au profil SpectralChord, c’est que la chanson n’est pas encore sortie)

Les Racines Oubliées — Né le 18 octobre 1762 dans les terres encore sauvages d’un territoire futur appelé Wyoming, Absalom appartient à l’antique lignée des Nocturnus. Ces êtres nocturnes sont liés à la mémoire héréditaire et aux secrets des lignées.

Descendant d’un sang oublié que seuls les plus anciens grimoires savent nommer, Absalom porta un jour ses pas jusqu’à Londres, attiré par la subtilité des thés anglais et le mystère tissé dans les étoffes de velours. Mais ce goût de l’élégance n’était que l’écorce d’un appel plus profond : réveiller les racines oubliées, comprendre les humains et les faire évoluer.

La Trame du Sang : Capable de prendre une forme humaine, Absalom cherche à assembler les fragments des lignées perdues. Il est le témoin des âmes, marchant à l’intersection des ombres et de la mémoire généalogique.

Fiche d’Identité

  • Lieu de vie Cavernes Suspendues de Milturys
    (Actuellement : Blackwater Parish)
  • Naissance 18 Octobre 1762
  • Âge / Race 236 ans (37 ans à l’époque des Anciennes Brumes) Nocturnus
  • Famille (Décédés) Niphilia Van Burk (Femme, †1788)
    Véliktor Blackthorn (Père, †1788)
    Muriel Brynn (Mère, †1780)
  • Occupation Gardien des familles et
    des arbres généalogiques

Statistiques (1998)

Base Sociale de Londres (1799) augmentée de 320%

Charisme Brut
85 357
Persuasion
78 328
Dissimulation
110 462
Intuition
95 399
Influence de l’Ombre
125 525
Empathie Brute
61 256

Compétence : Veines Obscures

Absalom peut toucher un individu ou un objet imprégné d’histoire pour dévoiler le lien de sang le plus fort. Il peut retrouver un parent disparu, révéler une filiation cachée, ou forcer un souvenir familial enfoui. Utilisable une fois par séance, à la tombée de la nuit ou dans un lieu chargé d’histoire.

Le Gardien des Lignées

La Ligne du Temps d’Absalom

1775 – 1783

La Guerre d’Indépendance & Le Choix d’Aimer

Absalom s’était engagé dans ce conflit opposant les colons à la tyrannie britannique pour une raison bien intime : il refusait de croire son père, Véliktor, qui décrivait les humains comme de « simples vermines » et des insectes. Il voulait les observer de plus près, quitte à plonger dans leurs pires travers. Cette guerre, dont le bilan s’élèvera à près de 25 000 morts du côté révolutionnaire, fut terrible et l’exposa effectivement à la pire misère et à une violence inouïe.

Cependant, au milieu des carnages, de la faim et de la mort, il ne vit pas que des monstres. Il fut le témoin direct de la camaraderie, du sacrifice, de l’entraide et d’une bonté inébranlable. Cette guerre lui fit comprendre l’essentiel : les humains sont précieux et portent en eux une lumière qui mérite d’être guidée.

Fortement blessé sur le champ de bataille, il fut secouru par des infirmières, notamment la jeune Niphilia Van Burk. Elle était en réalité une Sanguinem de grâce, un être Divin dédié à la guérison.

Chacun connaissant la véritable nature de l’autre, ils tombèrent amoureux malgré l’interdit. Une relation entre un Nocturnus et une Sanguinem de grâce étant perçue comme une hérésie, ils furent menacés d’être déshérités. Reniant leurs familles respectives, ils fuirent vers le Royaume-Uni pour fonder leur propre foyer loin des préjugés de leur race.

1788 – 1790

La Naissance de Bartok & La Trahison du Sang

Niphilia s’apprêtait à accoucher de l’œuf de leur fils Bartok. Toutefois, peu de temps avant, le père d’Absalom, Véliktor Blackthorn, trouvait que faire un enfant à une Sanguinem — et surtout une Sanguinem de grâce — était une parjure à leur race. Voulant empêcher la naissance de l’enfant, il attaqua par surprise la pauvre femme, lui infligeant une incision mortelle pour la tuer et tuer l’enfant en même temps. La femme, qui avait des pouvoirs de guérison, a tout fait pour se garder en vie, elle et son fils à venir. Mais aucune magie, aucune science ne pouvait la sauver : Véliktor avait utilisé un poison de torture emprunté à un autre Sanguinem qui empêche la femme de se soigner.

Absalom est arrivé trop tard pour sauver Niphilia. À son arrivée, sa bien-aimée rendait son dernier souffle. Elle a supplié Absalom de retirer l’œuf avant que la mort ne l’emporte, autrement il perdrait à la fois sa femme et son enfant. Absalom réalisa avec horreur qu’il n’avait aucun moyen de sauver son épouse, ni même d’apaiser son atroce douleur. Le cœur brisé, il dut lui infliger l’impensable : une césarienne à vif, sans aucun sédatif ni médicament, dans le seul et unique but de sauver la vie de leur enfant. Pleurant toutes les larmes de son corps, il parvint finalement à extraire l’œuf de son fils, sain et sauf. Tandis qu’il le tenait précieusement entre ses bras, il tenta désespérément de maintenir sa femme en vie, mais celle-ci, dans un dernier souffle, lui fit promettre que l’enfant devait vivre sous le nom de Bartok, et que pour qu’ils connaissent la paix, le responsable devait périr.

Absalom, paniqué, demanda qui avait fait ça. Elle dit un simple mot : « Vraal ». Un mot de la langue Vrekaal, la langue natale des Nocturnus, qui signifie « Père ». Absalom comprit alors que son propre père était le responsable.

La nuit même, Absalom s’est rendu là où son père se cachait. Un combat violent s’en est suivi. Bien plus grand, bien plus fort, son père aurait dû gagner, mais la rage d’Absalom était si forte qu’il a arraché les ailes de son père et lui a détruit les genoux. Il voulait voir son père à genoux devant lui, le supplier pour sa vie, mais même dans ses derniers souffles, son père riait de la mort de Niphilia…

Absalom a sorti l’œuf de son fils, et a dit : « Regarde Bartok, c’est l’homme qui a essayé de détruire notre famille, c’est le monstre qui t’a privé de ta mère. » L’œuf s’est mis à briller et à envoyer un rayon d’une lumière pure et dévastatrice sur Véliktor, qui s’est vu brûler de l’intérieur, souffrir, être consumé par l’amour pur, par la lumière pure… Par la Grâce.

Le Nocturnien gisait sur le sol à souffrir des brûlures. Sans aucune émotion, n’ayant plus en lui qu’une rage et une peine qui ne peuvent être décrites, Absalom s’est mis à genoux et a lentement étranglé son père sans jamais dévier le regard. Il voulait le voir mourir, il voulait sentir le souffle de vie le quitter. Et quand son âme l’a quitté, il l’a capturée avec une cage d’âme et l’a fait détruire pour l’éternité par la famille Wallace…

1790 – 1799

Le Veilleur de Milturys

Installé dans les Cavernes Suspendues de Milturys au-dessus de la Tamise, Absalom devient un rassembleur de familles. Il ne se montre qu’au crépuscule, enveloppé dans une cape d’ombre. Grâce à sa faculté de ressentir les liens du sang, il redonne un nom aux orphelins du destin.

Surprotecteur envers son fils, il le gardait à l’abri, mais la curiosité de Bartok mena à une blessure. Son sang de Sanguinem réagit, enfermant Bartok dans un bouclier protecteur en forme d’œuf pour une phase d’évolution qui devait durer près de 100 ans.

1974 — 1998

Le Piège de Blackwater Parish

Attiré par une promesse de retrouver l’œuf de son fils disparu depuis plus de 20 ans, Absalom se rend à Blackwater Parish. À son arrivée, il ne découvre qu’une ville de désolation grouillant de morts-vivants. En 1988, il réalise que son fils n’est pas là, mais qu’il est désormais lui-même piégé dans cette ville maudite.

Son seul espoir repose sur les élus nommés « Les Veines ». En rencontrant l’un d’eux, Charlie, qui portait un cheveu imprégné de l’odeur de Bartok, Absalom aida ce dernier à retrouver la mémoire. Il apprit ainsi que son fils est vivant, heureux, et réside à Easthallow. Désormais, Absalom n’a plus qu’une idée en tête : briser le sortilège et sortir de cet enfer pour retrouver son enfant.

Astariel Onophrius

Lieu de vie : Joutel (1988–1997)
Âge : 18–27 ans durant la période à Joutel
Emploi / Occupation : Travailleur de rue diplômé

« Je tends la main à ceux qui tombent, mais qui ramassera la mienne ? »

Né le 1 juin 1970 à Easthallow, Astariel Onophrius grandit sans ancrage, son frère Erzadon disparu dans les engrenages militaires. Très tôt, Astariel développe un instinct rare pour la détresse humaine. Il entreprend des études en intervention psychosociale, puis accepte en 1988 un premier poste à Joutel, un village nordique presque oublié entre Amos et Matagami. C’est un poste bien rémunéré pour l’époque, surtout pour un jeune diplômé. Mais sur place, la réalité est autre : la ville est en train de mourir, rongée par la fermeture prochaine de la mine et l’isolement géographique extrême. Les jeunes y errent dans un climat de désespoir, et la toxicomanie y fait rage.

Astariel se dévoue entièrement. Il devient le pilier silencieux de toute une génération à la dérive. Il organise des groupes d’écoute, offre un toit provisoire, trouve des ressources là où il n’y en a plus. Mais son employeur, bien qu’ayant vu son efficacité, ne le considère pas comme une personne mais comme une ressource malléable. Peu à peu, on lui demande des tâches absurdes : nettoyer les locaux à minuit, vider les poubelles sous la pluie, déneiger seul les escaliers. Ces gestes, aussi humiliants qu’isolés, finissent par miner le peu d’équilibre qu’il avait. Son travail de rue l’épuise, non par sa vocation, mais par l’indifférence de ceux qui l’emploient.

Un soir, il découvre dans le bac de recyclage une lettre adressée à son patron, mentionnant une opportunité d’emploi à Easthallow pour des travailleurs de rue spécialisés. Saisi d’une intuition aussi brûlante qu’irrationnelle, il décide de suivre cette piste. Il démissionne, malgré les promesses de réévaluation de ses conditions.

Avant son départ, il entreprend des recherches pour retrouver Erzadon. Il passe des jours à appeler des bases militaires, jusqu’à obtenir une voix, une piste, un numéro. Et une voix familière, presque oubliée. Il propose à son frère de tout recommencer ailleurs. Erzadon accepte.

Arrivé à Easthallow en 1997, Astariel investit ses économies dans un grand duplex où il vivra seul. Il décroche le poste convoité, enfin reconnu à sa juste valeur. Il fait même engager Erzadon dans une structure parallèle, lui offrant à son tour une porte de sortie. Easthallow ne sera pas le paradis, mais ce sera un commencement. Et Astariel, pour la première fois, sent que sa lumière peut grandir sans se consumer.

  • Statistiques sociales
  • Charisme brut : 19
  • Persuasion : 21
  • Dissimulation sociale : 16
  • Intuition sociale : 22
  • Influence de l’ombre : 17
  • Empathie brute : 24
Compétence unique – « Lueur des Derniers Lampadaires »

Une fois par scène, Astariel peut ancrer un moment de détresse dans un espoir tangible. Tous les personnages présents regagnent une forme de clarté, de paix intérieure ou de résilience face à l’effondrement. Cette lumière sociale ne dure que tant qu’il reste proche… mais les changements qu’elle provoque peuvent, eux, être irréversibles.

Arthurs Mournvale

Lieu de vie : Londres
Âge : 41 ans
Race : Incube (étais humain) Contaminer par le Parasite de Belphegor
Occupation : Propriétaire de Mournvale – Atelier de la Semelle Noire

« Le cuir épouse la chair. Et parfois, il la dévore. »

Arthurs Mournvale est une figure incontournable des salons de la haute société londonienne. Aristocrate raffiné, collectionneur d’art et maître bottier, il dirige d’une main gantée l’atelier Mournvale – Atelier de la Semelle Noire, un établissement de luxe réputé pour ses souliers taillés à même les désirs de ses clientes… au sens propre comme au figuré.

Sous son élégance millimétrée et ses manières impeccables, Arthurs cache une vérité bien plus sombre : il est un incube, un démon dont la beauté glaciale n’est que le masque d’un prédateur. Pendant des années, il a siphonné l’essence vitale de femmes — jeunes ou âgées, nobles ou servantes — dissimulant ses forfaits sous le couvert de charmes occultes et de nuits oubliées.

Mais cette mascarade a pris fin brutalement, le soir où Amanda, figure mystérieuse d’un échoe de bonheur perdu, l’a attaqué. D’un coup net, elle a brisé sa nuque. Arthurs a survécu — ou plutôt, il s’est relevé. Depuis, son corps présente une fêlure au niveau du cou, un trou suintant par lequel ses parasites internes peuvent parfois être aperçus. Une corruption lente et douloureuse, qu’il dissimule derrière un col haut et des parfums trop capiteux.

Cet accident fut une révélation pour certains : les Orphelins ont compris la véritable nature de Mournvale. Mais pour lui, c’est Elira, l’une d’entre eux, qui cristallise désormais sa rage. Il la croit responsable de sa disgrâce, persuadé qu’Amanda l’a épargnée par choix. Depuis, Arthurs nourrit une obsession malsaine et charnelle pour la jeune Ramharr — un mélange vénéneux de vengeance et de désir qui pourrait bien le pousser à commettre l’irréparable.

  • Statistiques sociales :
  • Charisme brut : 42
  • Persuasion : 14
  • Dissimulation sociale : 31
  • Intuition sociale : 9
  • Influence de l’ombre : 25
  • Empathie brute : 7
Compétence unique : Marcheur de Peaux

Arthurs peut, une fois par scène, « enfiler » l’apparence physique et l’aura sociale d’une personne dont il possède un fragment corporel (cheveu, ongle, lambeau de cuir porté, etc.). Ce déguisement démoniaque est parfait pendant une heure… mais laisse à sa victime une sensation de vide, voire un cauchemar prolongé.

l’Archiviste Silencieux.

Lieu de vie : Les Archives De l’Aetheraeum
Âge : Inconnu
Race : Ça dépend
Occupation : Archiviste

« I do not speak, yet I remember all. In silence, I guard your truths — even the ones you dared forget. »

On ne naît pas Archiviste Silencieux.
On le devient, ou plutôt : on cesse d’être autre chose. Dans les couloirs suspendus de l’Aetheræum, là où flottent des rayonnages sans fin et où les escaliers s’enroulent en spirales impossibles, l’Archiviste veille. Son domaine n’est ni dans ce monde, ni dans les autres : c’est un seuil. Une frontière floue entre ce qui fut, ce qui aurait pu être, et ce que nul n’osera jamais dire à voix haute.

Nul ne sait qui il fut. Certains manuscrits murmurent qu’il s’agissait autrefois d’un humain, un mage ou un moine, qui tenta d’archiver l’entièreté du réel. La tâche, trop grande, l’aurait dissous dans l’œuvre elle-même. D’autres affirment qu’il est né du premier silence, celui qui suivit la toute première parole.

L’Archiviste Silencieux n’intervient pas. Il observe, consigne, atteste. Il note les pactes brisés, les vérités éteintes, les regrets tus. Il ne juge pas. Il archive. Et pourtant, dans de très rares circonstances — lorsque le tissu de la mémoire s’effiloche trop dangereusement —, il glisse jusqu’aux vivants, et leur tend un fragment : une page, un nom, un souvenir effacé.

Il est redouté par les puissants, vénéré par les érudits, et totalement inconnu des ignorants. Il parle peu. Quand il le fait, on entend les voix mêlées de milliers de livres jamais écrits. Il n’a pas de demeure : l’Aetheræum l’est tout entier. Il y est à la fois maître, prisonnier et essence.

Amanda Stevia

Fiche Personnage – Amanda Stevia
Amanda Stevia

Amanda Stevia

« Leave your sorrows to the shadows and entrust me with your laughter. They are the finest flowers in my collection… Come closer, my darlings, I have a marvelous game for you. »

Écouter la chanson de mon âme (si le lien Spotify ne marche pas, c’est que la musique de son âme n’existe pas encore)

Née de l’Éther Émotionnel — ce royaume liminal où naissent les sentiments bruts avant d’être vécus — Amanda Stevia n’a pas de date de naissance. Elle est issue des Aetheraeum, êtres rares et changeants, façonnés par l’intensité des émotions humaines.

Pendant longtemps, Amanda ignorait qui elle était et pourquoi elle existait. C’est le sage Hiboux Claudius Wiseford qui perça le mystère : il émit l’hypothèse qu’Amanda et son « frère » Zvedis Stevia étaient des entités complémentaires. Là où Amanda cherche et collectionne les émotions heureuses et positives, Zvedis capture les émotions néfastes. Acceptant cette vérité, les Stevia se font depuis nommer « Les Collectionneurs ».

Presque trop gentille (même face aux personnes de mauvaise foi), toujours rieuse et usant d’artifices de cirque ou de ballons colorés, elle s’est liée au monde des vivants en collectionnant leurs ressentis comme d’autres cueillent des fleurs. Elle en fit son savoir, et sa puissance.

Fiche d’Identité

  • Lieu de vie Variable – entre mondes
  • Âge Inconnu (Éternelle)
  • Race Aetheréenia
  • Famille Ash Kennedy (Époux)
    Saphire & Jack Kennedy (Enfants)
  • Occupation Maîtresse des Mystères, Collectionneuse d’Émotions Positives

Statistiques Sociales

Évolution (+175%) depuis son retour à la lumière en 1890

Persuasion 92 ➔ 253
Dissimulation 81 ➔ 223
Intuition 95 ➔ 261
Influence Ombre 126 ➔ 347
Empathie brute Instable ➔ Apaisée / Illimitée

Le Jeu d’Amanda

Autrefois : Elle propose un jeu ésotérique à ceux jugés dignes. Gagnez pour un secret oublié. Perdez, et elle vous efface un souvenir ou une volonté.

Aujourd’hui : Étant plus apaisée, elle ne vole plus d’émotions ou de souvenirs en cas d’échec. Le jeu n’est plus mortel et récompense généreusement les vainqueurs.

1 fois par arc. Effet narratif intense.
À travers les Siècles

Les Époques d’Amanda

Avant 1765

L’Aube des Collectionneurs & Le Cirque Éternel

Apparence & Nature : Amanda a toujours existé. Durant cette longue époque, elle était flamboyante, usant d’artifices de cirque, de ballons colorés et de farces. Elle était d’une gentillesse déconcertante, presque trop gentille, conservant son sourire même face aux personnes remplies de mauvaise foi.

La Gardienne d’Elliott : Elle s’était attitrée le rôle de gardienne spirituelle d’Elliott Donnagann. Ce ne fut pas une chose facile pour le pauvre homme : en guise de « protection », il subit à de multiples reprises les sorts farfelus de l’Aetheréenia. L’un de ses tours les plus mémorables fut de modifier le visage des propres griffons d’Elliott pour leur donner… le visage d’Amanda !

C’est durant cette ère insouciante que Claudius Wiseford révéla son identité de Collectionneuse d’émotions, lui donnant enfin un véritable but aux côtés de son frère Zvedis.

1765

La Pantine des Ombres

La Malédiction : La bienveillance d’Amanda l’amena à sa perte lorsqu’elle reçut volontairement une malédiction létale — l’équivalent d’un Aveda Kadabra — pour protéger son protégé adoré : Elliott. Le sort, chargé de haine pure, ne la tua pas… il la transforma.

La Transformation : Absorbant la noirceur de l’attaque, elle devint une version altérée d’elle-même : disloquée, déconnectée de la réalité. Son corps autrefois fluide se fit saccadé, ses membres se déboîtant et repoussant dans une pantomime d’horreur. Là où elle flottait avec ses ballons, elle rampait. Là où elle riait, elle grinçait.

« If Amanda offers you a game, play. Otherwise… she will eat you. »
— Comptine avertissant les enfants d’Europe

Pourtant, même au cœur de cette folie, elle conservait une étrange noblesse : quiconque l’aidait, sincèrement, recevait en retour un don précieux, souvent une vérité oubliée ou une chance unique.

1890

La Résurrection & Ash Kennedy

Le Retour à la Lumière : Les rumeurs divergent sur sa résurrection, mais en 1890, elle redevint Amanda, la maîtresse enjouée des émotions, dans une lumière nouvelle. Ce retour à la lumière lui permit également de retrouver son apparence physique originelle et normale. Certains disent qu’elle s’est purifiée seule, dans un douloureux rituel de feu et de larmes.

L’Amour Fêlé : D’autres murmurent que ce fut sa rencontre décisive avec Ash Kennedy, son futur époux au cœur fêlé, qui parvint à lui rendre son humanité et à apaiser la folie des ombres qui la rongeait depuis plus d’un siècle.

1997 – Aujourd’hui

L’Équilibre, la Famille Kennedy et les Carnavals

Une Famille Établie : Mariée à Ash Kennedy depuis 1892, Amanda a donné naissance à deux enfants, Saphire Kennedy et Jack Kennedy. Entourée des siens, elle a finalement trouvé un équilibre apaisant dans ses propres émotions.

Les Carnavals du Sanguinem :

Désormais, une fois par mois, Amanda invite les élus du Sanguinem à jouer avec elle lors de ses célèbres Carnavals. Ses jeux ésotériques ne sont plus des pièges mortels, mais de véritables aubaines : ils offrent des Stena Tokens, des objets particulièrement utiles pour apprendre de nouveaux sorts magiques, qu’Amanda n’offre qu’aux meilleurs joueurs.

Une Alliée Précieuse : Que l’aventure se déroule à Londres, à Easthallow, ou à BlackWater City, une invitation d’Amanda est toujours recherchée. Sa présence lors d’un arc narratif est synonyme d’aide providentielle, permettant aux joueurs de récolter des Stena, de l’argent précieux, de l’expérience, et de somptueux loots.